DROIT BANCAIRE · CONSEIL & CONTENTIEUX

Avocats en Droit bancaire à Lyon

Le droit, à la hauteur de vos ambitions.

Gestion de vos comptes de dépôt, analyse de vos contrats de prêt, traitement d'un cas de fraude : les champs du droit bancaire sont aussi multiples que techniques.

Première consultation remboursée*
09 83 68 80 80 (non surtaxé)
* La première consultation, au tarif unique de 69 € HT (82,80 € TTC), fait l'objet d'un remboursement automatique sur la première facture d'honoraires si vous confiez votre dossier au Collectif MUSE. Pour une consultation ponctuelle, vous obtenez une réponse orale et/ou un résumé écrit selon le mode de contact choisi.
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Le Collectif en droit bancaire

Un Collectif d'Avocats en droit bancaire à Lyon

Nous sommes un groupement d'Avocats compétents dans de multiples matières, réunis autour d'une plateforme en ligne 100 % indépendante. Vous bénéficiez ainsi de toute l'expertise que vous recherchez, avec un suivi en temps réel de vos dossiers et un contact direct avec votre Avocat, sans aucun intermédiaire.

Indépendance Compétence Confidentialité
1,3 Md€
de fraude aux moyens de paiement par an, en France
9,3 Md$
de fraudes aux crypto-actifs dans le monde en 2024, en hausse de 66 % sur un an
5 000+
crypto-actifs recensés dans le monde
Nos interventions

Prêts, frais, fraudes, garanties, crypto-actifs

Avant, pendant, après la signature

Prêts bancaires

Le droit du prêt repose sur un ensemble de dispositions qui mêlent le droit commun des contrats au droit bancaire. Plusieurs points de vigilance doivent être contrôlés : tout d'abord, le respect de l'obligation de mise en garde, d'information et de conseil du prêteur avant d'accorder son concours financier.

Ensuite, il convient d'inspecter si le prêt respecte divers impératifs fixés en termes de taux effectif global (TEG, TAEG), d'application des taux, d'usure, ou encore l'incidence de la variation d'une devise.

Lors de l'exécution du contrat, la vigilance ne doit pas diminuer : le non-respect de l'échéancier expose à la déchéance du terme. Votre réaction doit être immédiate, afin de solliciter un aménagement des conditions de remboursement (suspension, rééchelonnement) et d'éviter d'avoir à restituer immédiatement l'intégralité du capital, outre de lourdes pénalités.

Le conseil du Collectif MUSE

Dès le premier impayé, ne laissez rien filer : un rééchelonnement négocié à temps vaut toujours mieux qu'une déchéance du terme subie.

Intérêts, agios, commissions

Frais bancaires

Les établissements de crédit fournissent trois types de services : des comptes de dépôt (compte courant, compte épargne), des crédits et des moyens de paiement (article L. 311-1 du Code monétaire et financier). En contrepartie, ils fixent des tarifs désignés sous différentes appellations : intérêts, agios, frais, commissions, etc.

Certains tarifs sont librement fixés par des conditions tarifaires qualifiées de « contrats d'adhésion », d'autres sont strictement encadrés par la loi.

Un contrôle du respect des clauses contractuelles autant que des conditions tarifaires amène parfois à constater des pratiques abusives, voire des prélèvements dénués de toute justification. Vous pouvez alors en solliciter le remboursement.

Moyens de paiement détournés

Fraudes

En France, chaque année, la fraude aux moyens de paiement génère une somme moyenne de détournements estimée à 1,3 milliard d'euros. Les principaux moyens de paiement détournés sont les chèques, suivis des cartes bancaires, puis des virements (« fraude au technicien », « faux conseiller bancaire »).

L'utilisateur doit préserver l'intégrité de ses moyens de paiement, particulièrement des dispositifs de sécurité associés (codes confidentiels, identifiants, etc.) et ne jamais les communiquer à un quelconque tiers — même si ce tiers se présente au nom d'une banque.

Mais les dispositifs de sécurité des établissements financiers ne sont pas infaillibles :

  • Dépassement des plafonds autorisés pour un type d'opération ;
  • Incohérence des opérations (montant, bénéficiaire, paiement à l'étranger) ;
  • Exploitation de défaillances informatiques (adresse IP inconnue, absence de suspension préventive des moyens de paiement).
Notre méthode
01Audit & opposition
02Contestation motivée à la banque
03Plainte pénale
04Action en remboursement

Faites valoir vos droits pour être remboursé des opérations frauduleuses commises sur vos comptes : la charge de la preuve pèse sur la banque.

La défense de la caution

Cautionnement, nantissement, hypothèque…

La première des garanties liées aux contrats de prêt est le cautionnement, contracté pour plus de 80 % des emprunts. La défense des droits de la caution passe par un ensemble de points de contrôle toujours plus nombreux et techniques, dont certains ont été affinés par l'ordonnance du 16 septembre 2021, en vigueur depuis le 1er janvier 2022 :

  • Exception(s) inhérente(s) à la dette principale ;
  • Disproportion du cautionnement ;
  • Défaut de mise en garde de la caution ;
  • Irrégularité de la mention manuscrite ;
  • Défaut d'information de la caution ;
  • Inopposabilité de la déchéance du terme, etc.

À cette garantie reine s'ajoutent d'autres dispositifs de protection du prêteur : nantissement de créances, de parts sociales, de fonds de commerce ou de compte, gage, hypothèque, etc. Chaque garantie répond à un formalisme et à des règles strictes qui lui sont propres, nécessitant un contrôle juridique de la négociation à la conclusion, jusque dans l'exécution.

Nouveaux actifs, nouveaux risques

Cryptomonnaies & NFT

La cryptomonnaie s'est développée dans les années 2010. L'on dénombre aujourd'hui plus de 5.000 crypto-actifs, capitalisant 2.031 milliards de dollars*. Le nombre d'arnaques et de fraudes en lien avec les cryptomonnaies est en constante hausse : sur l'année 2021, à l'échelle mondiale, la somme des larcins a bondi de + 600 %, pour s'établir à un total de 10,5 milliards de dollars de pertes, contre 1,5 milliard en 2020.

Si le marché des cryptomonnaies est en pleine explosion, le développement d'arnaques, de plus en plus convaincantes, est en pleine effervescence et se confronte aux incertitudes juridiques quant au régime applicable. Des actions en responsabilité peuvent être engagées contre les plateformes à raison de leurs manquements — d'autant que le règlement européen MiCA leur impose désormais un agrément et des obligations strictes de sécurité et de conservation des actifs.

* En mai 2021.

Questions fréquentes

Vos droits face à la banque

Victime d'une fraude bancaire : puis-je être remboursé ?
Oui, c'est le principe : le Code monétaire et financier impose à la banque de rembourser immédiatement les opérations de paiement non autorisées. Pour s'y soustraire, elle doit prouver votre négligence grave — et cette preuve lui incombe, pas à vous. Rapprochez-vous sans délai de votre Avocat : avant même l'opposition, le signalement à la banque ou le dépôt de plainte, chaque terme employé compte et peut, mal formulé, verrouiller vos recours ultérieurs.
Quel délai pour contester une opération bancaire frauduleuse ?
Vous devez signaler l'opération non autorisée à votre banque sans tarder et, au plus tard, dans les treize mois du débit (article L. 133-24 du Code monétaire et financier) — soixante-dix jours lorsque le prestataire du bénéficiaire est établi hors de l'Espace économique européen. Ce délai est prévu à peine de forclusion : passé ce terme, la contestation n'est plus recevable. Il se distingue du délai de prescription de cinq ans qui encadre, lui, l'action en justice. D'où l'intérêt d'un signalement écrit et immédiat, dont la date fait foi.
La banque refuse en invoquant ma « négligence grave » : est-ce une fin de non-recevoir ?
Non. Les juridictions rappellent régulièrement que la charge de la preuve pèse sur la banque, qui doit notamment démontrer qu'elle a authentifié l'opération contestée. L'un des Avocats du Collectif a obtenu plusieurs condamnations d'établissements bancaires sur ce fondement, y compris dans des dossiers de « faux conseiller ». Consultez nos décisions sur la page Résultats.
Spoofing : un « faux conseiller » m'a appelé au numéro de ma banque. Suis-je fautif ?
Non, pas par principe. Lorsque le fraudeur affiche le numéro ou l'identité visuelle de votre banque (spoofing), la mise en scène est conçue pour tromper la vigilance d'un client normalement attentif : les juridictions se montrent réticentes à retenir la négligence grave dans ce contexte. L'un des Avocats du Collectif a ainsi obtenu la condamnation d'un établissement bancaire dans un dossier de faux conseiller, par un arrêt de la Cour d'appel de Lyon de 2026. Conservez tous les éléments : numéro appelant, horodatage, SMS, captures d'écran.
Ma banque devait-elle vérifier le nom du bénéficiaire de mon virement ?
Oui, désormais. Depuis le 9 octobre 2025, le règlement européen 2024/886 impose aux banques la vérification du bénéficiaire, ou Verification of Payee, pour tout virement SEPA, classique ou instantané. Avant que vous ne validiez l'ordre, l'établissement doit contrôler la concordance entre l'IBAN saisi et le nom du titulaire du compte, puis vous alerter en cas de discordance. Un manquement à cette obligation constitue un levier de responsabilité supplémentaire contre la banque lorsqu'un virement est détourné.
Quels frais bancaires puis-je contester ?
Tous ceux qui ne respectent pas vos conditions tarifaires ou la loi : intérêts mal calculés, agios injustifiés, commissions facturées sans justificatif, frais dépassant les plafonds réglementaires. Un audit de vos relevés permet d'identifier les prélèvements contestables et d'en solliciter le remboursement.
Le TAEG de mon prêt est erroné : quelles conséquences pour la banque ?
Un taux annuel effectif global inexact ou incomplet — frais omis, assurance non intégrée, intérêts calculés sur 360 jours — peut être sanctionné par la déchéance, totale ou partielle, du droit aux intérêts du prêteur : les intérêts conventionnels sont alors restitués ou réduits dans la proportion fixée par le juge. L'analyse suppose un audit chiffré du contrat et du tableau d'amortissement, mené pièce par pièce.
Qu'est-ce que la déchéance du terme, et comment l'éviter ?
C'est l'arme ultime du prêteur : en cas d'échéances impayées, la banque rend immédiatement exigible la totalité du capital restant dû, outre pénalités — en principe après une mise en demeure restée infructueuse. Elle se prévient en réagissant dès le premier incident : négociation d'une suspension ou d'un rééchelonnement et, au besoin, délais de grâce judiciaires de l'article 1343-5 du Code civil, qui permettent de reporter ou d'échelonner la dette dans la limite de deux années.
Je me suis porté caution : puis-je contester mon engagement ?
Fréquemment, oui. Disproportion de l'engagement par rapport à vos revenus et patrimoine, défaut de mise en garde, irrégularité de la mention manuscrite, défaut d'information annuelle : autant de moyens susceptibles de réduire votre engagement, voire d'en décharger totalement la caution. Chaque dossier appelle un audit précis des actes signés.
Mon compte bancaire a été saisi : que puis-je faire ?
Une saisie-attribution se conteste devant le juge de l'exécution dans le délai d'un mois suivant sa dénonciation. Plusieurs points se vérifient systématiquement : la régularité de l'acte et de sa signification, l'existence d'un titre exécutoire, le quantum décompté, et le solde bancaire insaisissable qui doit, en toute hypothèse, vous être laissé. Le Collectif intervient tant au soutien des débiteurs saisis que des créanciers poursuivants.
Mon compte sur une plateforme de crypto-actifs a été piraté : quels recours ?
Agissez sur plusieurs fronts, et vite. Depuis le règlement européen MiCA, les plateformes doivent être agréées et respecter des obligations strictes de sécurité et de conservation des crypto-actifs — depuis le 1er juillet 2026, seuls les prestataires agréés peuvent servir la clientèle française. En cas de piratage, la responsabilité de la plateforme peut être recherchée pour manquement à ses obligations de sécurité et de vigilance. Parallèlement : plainte pénale sans délai, préservation des preuves (relevés, adresses des transactions) pour la traçabilité des actifs et, si les fonds ont transité par votre compte bancaire, remboursement des opérations non autorisées réclamé à votre banque sur le fondement du Code monétaire et financier.

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